Aller au contenu

Guides · mis à jour le 11/10/2026

Formulaire de probabilités et de statistiques : lois usuelles, moyenne et écart type

En probabilités, tout repose sur quelques règles : P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B)P(A \cup B) = P(A) + P(B) - P(A \cap B), P(A∣B)=P(A∩B)P(B)P(A \mid B) = \frac{P(A \cap B)}{P(B)} et la formule de Bayes, puis sur les lois usuelles, chacune avec son espérance et sa variance. En statistiques, une série se résume par sa moyenne, sa médiane et son écart type, calculé en divisant par nn pour décrire la série, par n−1n - 1 pour estimer celui d’une population à partir d’un échantillon.

En bref

  • Union : P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B)P(A \cup B) = P(A) + P(B) - P(A \cap B) ; contraire : P(A¯)=1−P(A)P(\bar{A}) = 1 - P(A).
  • Probabilité conditionnelle : P(A∣B)=P(A∩B)P(B)P(A \mid B) = \frac{P(A \cap B)}{P(B)} si P(B)>0P(B) > 0 ; AA et BB sont indépendants si P(A∩B)=P(A)P(B)P(A \cap B) = P(A)\,P(B).
  • Loi binomiale : E(X)=npE(X) = np et V(X)=np(1−p)V(X) = np(1 - p) ; loi de Poisson : E(X)=V(X)=λE(X) = V(X) = \lambda ; loi exponentielle : E(X)=1λE(X) = \frac{1}{\lambda}.
  • Variance d’une série : V=1n∑(xi−x¯)2=1n∑xi2−x¯2V = \frac{1}{n}\sum (x_i - \bar{x})^2 = \frac{1}{n}\sum x_i^2 - \bar{x}^2, écart type σ=V\sigma = \sqrt{V}.
  • Écart type d’échantillon : on divise par n−1n - 1 au lieu de nn, ce qui donne une estimation sans biais de la variance.

Quelles sont les règles de calcul des probabilités ?

Une probabilité est un nombre entre 0 et 1, avec P(Ω)=1P(\Omega) = 1 pour l’univers entier et P(∅)=0P(\varnothing) = 0. Pour deux événements AA et BB :

RègleFormuleCondition
Événement contraireP(A¯)=1−P(A)P(\bar{A}) = 1 - P(A)
Réunion (« ou »)P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B)P(A \cup B) = P(A) + P(B) - P(A \cap B)
Événements incompatiblesP(A∪B)=P(A)+P(B)P(A \cup B) = P(A) + P(B)A∩B=∅A \cap B = \varnothing
Trois événementsP(A∪B∪C)=P(A)+P(B)+P(C)−P(A∩B)−P(A∩C)−P(B∩C)+P(A∩B∩C)P(A \cup B \cup C) = P(A) + P(B) + P(C) - P(A \cap B) - P(A \cap C) - P(B \cap C) + P(A \cap B \cap C)
ÉquiprobabilitéP(A)=card(A)card(Ω)P(A) = \frac{\text{card}(A)}{\text{card}(\Omega)}issues toutes de même probabilité

La formule à trois événements est un cas de la formule du crible (nouvel onglet) de Poincaré. Exemple : en tirant une carte d’un jeu de 52, la probabilité d’obtenir un cœur ou une figure (valet, dame, roi) vaut 1352+1252−352=2252=1126≈0,423\frac{13}{52} + \frac{12}{52} - \frac{3}{52} = \frac{22}{52} = \frac{11}{26} \approx 0{,}423, car trois figures sont des cœurs.

Comment calculer une probabilité conditionnelle ?

La probabilité de AA sachant BB, notée P(A∣B)P(A \mid B) ou PB(A)P_B(A), est définie quand P(B)>0P(B) > 0 par

P(A∣B)=P(A∩B)P(B).P(A \mid B) = \frac{P(A \cap B)}{P(B)}.

C’est la probabilité de AA quand on sait que BB est réalisé : l’univers se réduit à BB. On en tire la formule des probabilités composées, P(A∩B)=P(B)P(A∣B)P(A \cap B) = P(B)\,P(A \mid B), celle qu’on lit le long d’une branche d’arbre.

Exemple. On lance deux dés et l’on sait qu’au moins un 6 est sorti : 11 issues sur 36. Parmi elles, 7 donnent une somme d’au moins 9. Donc P(somme≥9∣un 6)=7/3611/36=711≈0,636P(\text{somme} \geq 9 \mid \text{un 6}) = \frac{7/36}{11/36} = \frac{7}{11} \approx 0{,}636.

Quelle est la formule des probabilités totales ?

Si les événements A1,…,AnA_1, \ldots, A_n forment une partition de l’univers (ils sont incompatibles deux à deux, leur réunion est Ω\Omega, et chacun a une probabilité non nulle), alors pour tout événement BB :

P(B)=∑k=1nP(Ak)P(B∣Ak).P(B) = \sum_{k=1}^{n} P(A_k)\,P(B \mid A_k).

Dans un arbre, on additionne les probabilités de tous les chemins qui mènent à BB (probabilités totales (nouvel onglet)).

Quelle est la formule de Bayes ?

Le théorème de Bayes renverse une probabilité conditionnelle. Si P(A)>0P(A) > 0 et P(B)>0P(B) > 0 :

P(A∣B)=P(B∣A)P(A)P(B),P(A \mid B) = \frac{P(B \mid A)\,P(A)}{P(B)},

et, avec une partition A1,…,AnA_1, \ldots, A_n : P(Ak∣B)=P(B∣Ak)P(Ak)∑jP(B∣Aj)P(Aj)P(A_k \mid B) = \frac{P(B \mid A_k)\,P(A_k)}{\sum_j P(B \mid A_j)\,P(A_j)}.

Exemple. Une machine A fabrique 60 % des pièces d’un atelier, avec 2 % de pièces défectueuses ; une machine B fabrique les 40 % restants, avec 5 % de défauts. La probabilité qu’une pièce soit défectueuse vaut P(D)=0,6×0,02+0,4×0,05=0,032P(D) = 0{,}6 \times 0{,}02 + 0{,}4 \times 0{,}05 = 0{,}032. Une pièce défectueuse vient de la machine A avec la probabilité 0,0120,032=0,375\frac{0{,}012}{0{,}032} = 0{,}375 : bien que A fabrique la majorité des pièces, elle ne fournit que 37,5 % des défauts.

Quand deux événements sont-ils indépendants ?

AA et BB sont indépendants quand P(A∩B)=P(A)P(B)P(A \cap B) = P(A)\,P(B). Si P(B)>0P(B) > 0, cela revient à P(A∣B)=P(A)P(A \mid B) = P(A) : savoir que BB est réalisé ne change pas la probabilité de AA. Si AA et BB sont indépendants, AA et B¯\bar{B} le sont aussi.

Attention : incompatibles ne veut pas dire indépendants. Deux événements incompatibles de probabilités non nulles ne sont jamais indépendants, puisque P(A∩B)=0P(A \cap B) = 0 alors que P(A)P(B)>0P(A)\,P(B) > 0.

Quelles formules de dénombrement faut-il connaître ?

SituationNombreExemple
Ordres possibles de nn objets (permutations)n!n!4!=244! = 24
Listes ordonnées de kk objets distincts parmi nn (arrangements)n!(n−k)!\frac{n!}{(n - k)!}podiums de 3 parmi 10 : 720
Parties à kk éléments parmi nn (combinaisons)(nk)=n!k!(n−k)!\binom{n}{k} = \frac{n!}{k!\,(n - k)!}(105)=252\binom{10}{5} = 252

On a (nk)=(nn−k)\binom{n}{k} = \binom{n}{n - k}, ∑k=0n(nk)=2n\sum_{k=0}^{n}\binom{n}{k} = 2^n, et la relation du triangle de Pascal : (n+1k)=(nk−1)+(nk)\binom{n+1}{k} = \binom{n}{k-1} + \binom{n}{k}.

Comment calculer l’espérance et la variance d’une variable aléatoire ?

Pour une variable discrète prenant les valeurs xix_i avec les probabilités pip_i : E(X)=∑ixipiE(X) = \sum_i x_i\,p_i (espérance). Pour une variable de densité ff : E(X)=∫−∞+∞xf(x)dxE(X) = \int_{-\infty}^{+\infty} x\,f(x)\,\mathrm{d}x. La variance est la moyenne des carrés des écarts à l’espérance.

PropriétéFormuleCondition
LinéaritéE(aX+b)=aE(X)+bE(aX + b) = a\,E(X) + b
VarianceV(X)=E[(X−E(X))2]=E(X2)−E(X)2V(X) = E\big[(X - E(X))^2\big] = E(X^2) - E(X)^2
Écart typeσ(X)=V(X)\sigma(X) = \sqrt{V(X)}
Changement d’échelleV(aX+b)=a2V(X)V(aX + b) = a^2\,V(X), σ(aX+b)=|a|σ(X)\sigma(aX + b) = \lvert a\rvert\,\sigma(X)
SommeE(X+Y)=E(X)+E(Y)E(X + Y) = E(X) + E(Y)toujours
ProduitE(XY)=E(X)E(Y)E(XY) = E(X)\,E(Y)XX, YY indépendantes
Variance d’une sommeV(X+Y)=V(X)+V(Y)V(X + Y) = V(X) + V(Y)XX, YY indépendantes

Les pages de l’espérance et de la variance proposent une calculatrice.

Quelles sont les lois de probabilité usuelles, leur espérance et leur variance ?

LoiValeursP(X=k)P(X = k) ou densité f(x)f(x)E(X)E(X)V(X)V(X)
Bernoulli B(p)\mathcal{B}(p)00 ou 11P(X=1)=pP(X = 1) = p, P(X=0)=1−pP(X = 0) = 1 - pppp(1−p)p(1 - p)
Binomiale B(n,p)\mathcal{B}(n, p)0,1,…,n0, 1, \ldots, n(nk)pk(1−p)n−k\binom{n}{k}p^k(1 - p)^{n-k}npnpnp(1−p)np(1 - p)
Géométrique G(p)\mathcal{G}(p)1,2,3,…1, 2, 3, \ldots(1−p)k−1p(1 - p)^{k-1}\,p1p\frac{1}{p}1−pp2\frac{1 - p}{p^2}
Poisson P(λ)\mathcal{P}(\lambda)0,1,2,…0, 1, 2, \ldotse−λλkk!e^{-\lambda}\frac{\lambda^k}{k!}λ\lambdaλ\lambda
Uniforme sur {1,…,n}\{1, \ldots, n\}1,…,n1, \ldots, n1n\frac{1}{n}n+12\frac{n + 1}{2}n2−112\frac{n^2 - 1}{12}
Uniforme sur [a;b][a\,;b][a;b][a\,;b]f(x)=1b−af(x) = \frac{1}{b - a}a+b2\frac{a + b}{2}(b−a)212\frac{(b - a)^2}{12}
Exponentielle E(λ)\mathcal{E}(\lambda)[0;+∞[[0\,;+\infty[f(x)=λe−λxf(x) = \lambda e^{-\lambda x}1λ\frac{1}{\lambda}1λ2\frac{1}{\lambda^2}
Normale N(μ,σ2)\mathcal{N}(\mu, \sigma^2)R\mathbb{R}f(x)=1σ2πe−(x−μ)22σ2f(x) = \frac{1}{\sigma\sqrt{2\pi}}e^{-\frac{(x - \mu)^2}{2\sigma^2}}μ\muσ2\sigma^2

Paramètres : 0<p<10 < p < 1 pour les lois de Bernoulli, binomiale et géométrique (on admet aussi p=0p = 0 ou 11 pour les deux premières), λ>0\lambda > 0, a<ba < b, σ>0\sigma > 0. Pour la loi normale, la notation N(μ,σ2)\mathcal{N}(\mu, \sigma^2) donne la variance en second paramètre ; certains ouvrages écrivent l’écart type.

Que faut-il savoir de plus sur chaque loi ?

  • Binomiale : nombre de succès en nn épreuves de Bernoulli indépendantes de même paramètre pp (la loi binomiale, avec calculatrice). En 10 lancers d’une pièce équilibrée, P(X=5)=2521024≈0,246P(X = 5) = \frac{252}{1\,024} \approx 0{,}246 et P(X≥8)=45+10+11024≈0,0547P(X \geq 8) = \frac{45 + 10 + 1}{1\,024} \approx 0{,}054\,7.
  • Géométrique : rang du premier succès. P(X>k)=(1−p)kP(X > k) = (1 - p)^k, et la loi est sans mémoire : P(X>m+k∣X>m)=P(X>k)P(X > m + k \mid X > m) = P(X > k). Pour le premier 6 au dé, E(X)=6E(X) = 6, V(X)=30V(X) = 30 et P(X>6)=(56)6≈0,335P(X > 6) = \left(\frac{5}{6}\right)^6 \approx 0{,}335. Si l’on compte plutôt le nombre d’échecs avant le premier succès (valeurs 0,1,2,…0, 1, 2, \ldots), l’espérance devient 1−pp\frac{1 - p}{p} et la variance ne change pas.
  • Poisson : nombre d’événements rares survenant au hasard, en moyenne λ\lambda fois (la loi de Poisson). Elle approche la binomiale B(n,λn)\mathcal{B}(n, \frac{\lambda}{n}) quand nn est grand. Pour λ=3\lambda = 3 : P(X=0)=e−3≈0,0498P(X = 0) = e^{-3} \approx 0{,}049\,8, P(X=2)≈0,224P(X = 2) \approx 0{,}224 et P(X≤2)≈0,423P(X \leq 2) \approx 0{,}423.
  • Uniforme sur [a;b][a\,;b] : P(c≤X≤d)=d−cb−aP(c \leq X \leq d) = \frac{d - c}{b - a} pour a≤c≤d≤ba \leq c \leq d \leq b.
  • Exponentielle : durée de vie sans vieillissement. P(X>t)=e−λtP(X > t) = e^{-\lambda t} pour t≥0t \geq 0, et elle aussi est sans mémoire : P(X>t+h∣X>t)=P(X>h)P(X > t + h \mid X > t) = P(X > h). Pour λ=0,5\lambda = 0{,}5, E(X)=2E(X) = 2 et P(X>3)=e−1,5≈0,223P(X > 3) = e^{-1{,}5} \approx 0{,}223.
  • Normale (la loi normale) : si XX suit N(μ,σ2)\mathcal{N}(\mu, \sigma^2), alors Z=X−μσZ = \frac{X - \mu}{\sigma} suit N(0,1)\mathcal{N}(0, 1). On retient P(|X−μ|≤σ)≈0,683P(\lvert X - \mu\rvert \leq \sigma) \approx 0{,}683, P(|X−μ|≤2σ)≈0,954P(\lvert X - \mu\rvert \leq 2\sigma) \approx 0{,}954, P(|X−μ|≤3σ)≈0,997P(\lvert X - \mu\rvert \leq 3\sigma) \approx 0{,}997, et P(|Z|≤1,96)≈0,95P(\lvert Z\rvert \leq 1{,}96) \approx 0{,}95, P(|Z|≤2,576)≈0,99P(\lvert Z\rvert \leq 2{,}576) \approx 0{,}99.

Quelles sont les formules de statistiques descriptives ?

Pour une série de nn valeurs x1,…,xnx_1, \ldots, x_n :

IndicateurFormule
Moyennex¯=1n∑i=1nxi\bar{x} = \frac{1}{n}\sum_{i=1}^{n} x_i
Moyenne avec effectifsx¯=∑nixiN\bar{x} = \frac{\sum n_i x_i}{N}, où nin_i est l’effectif de la valeur xix_i et N=∑niN = \sum n_i
Médianevaleur du milieu de la série rangée dans l’ordre croissant ; si nn est pair, demi-somme des deux valeurs du milieu
VarianceV=1n∑i=1n(xi−x¯)2=1n∑i=1nxi2−x¯2V = \frac{1}{n}\sum_{i=1}^{n}(x_i - \bar{x})^2 = \frac{1}{n}\sum_{i=1}^{n}x_i^2 - \bar{x}^2
Écart typeσ=V\sigma = \sqrt{V}
Variance d’échantillons2=1n−1∑i=1n(xi−x¯)2=nn−1Vs^2 = \frac{1}{n - 1}\sum_{i=1}^{n}(x_i - \bar{x})^2 = \frac{n}{n - 1}\,V
Écart type d’échantillons=s2s = \sqrt{s^2}
Série transformée yi=axi+by_i = ax_i + by¯=ax¯+b\bar{y} = a\bar{x} + b et σy=|a|σx\sigma_y = \lvert a\rvert\,\sigma_x

La médiane partage la série en deux : au moins la moitié des valeurs lui sont inférieures ou égales, et au moins la moitié supérieures ou égales. D’autres conventions existent pour une série de taille paire (Médiane (nouvel onglet), Wikipédia).

Faut-il diviser par n ou par n − 1 pour l’écart type ?

  • Par nn quand la série est toute la population étudiée, ou quand on veut seulement la décrire : c’est σ\sigma.
  • Par n−1n - 1 quand la série est un échantillon et qu’on veut estimer la variance de la population dont il est tiré : c’est ss. En moyenne, s2s^2 tombe juste (on dit qu’il est sans biais), alors que la division par nn sous-estime la variance d’un facteur n−1n\frac{n - 1}{n} (correction de Bessel (nouvel onglet)). L’écart type ss lui-même reste légèrement trop petit en moyenne.

Dans Excel, la fonction ECARTYPE.PEARSON divise par nn et ECARTYPE.STANDARD par n−1n - 1 ; sur les calculatrices, les deux résultats sont en général affichés côte à côte, sous des noms comme σx\sigma_x et sxs_x selon les modèles. Pour de grandes séries, l’écart entre les deux devient négligeable.

Un exemple complet de statistiques

Notes d’un groupe de 8 élèves : 8, 12, 15, 11, 14, 9, 16, 13.

  • Moyenne : x¯=988=12,25\bar{x} = \frac{98}{8} = 12{,}25.
  • Médiane : la série rangée est 8, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 16 ; nn est pair, donc la médiane vaut 12+132=12,5\frac{12 + 13}{2} = 12{,}5.
  • Variance : ∑(xi−x¯)2=55,5\sum (x_i - \bar{x})^2 = 55{,}5, donc V=55,58=6,9375V = \frac{55{,}5}{8} = 6{,}937\,5 et σ≈2,63\sigma \approx 2{,}63.
  • Si ces 8 élèves sont un échantillon d’une classe plus grande : s2=55,57≈7,93s^2 = \frac{55{,}5}{7} \approx 7{,}93 et s≈2,82s \approx 2{,}82.

Deux variables : covariance et droite de régression

Pour une série double (xi;yi)(x_i\,;y_i), la covariance vaut cov(x,y)=1n∑(xi−x¯)(yi−y¯)=1n∑xiyi−x¯y¯\text{cov}(x, y) = \frac{1}{n}\sum (x_i - \bar{x})(y_i - \bar{y}) = \frac{1}{n}\sum x_i y_i - \bar{x}\,\bar{y}. La droite des moindres carrés y=ax+by = ax + b a pour coefficients

a=cov(x,y)V(x)b=y¯−ax¯,a = \frac{\text{cov}(x, y)}{V(x)} \qquad b = \bar{y} - a\,\bar{x},

et passe par le point moyen (x¯;y¯)(\bar{x}\,;\bar{y}) ; voir la régression linéaire.

Comment ces formules ont-elles été vérifiées ?

Chaque formule de cette page a été contrôlée par un programme de deux façons : par le calcul exact, sur des centaines d’univers finis et de lois tirés au hasard (règles de calcul, Bayes, indépendance, espérances et variances par sommes ou par intégration numérique), et par la simulation, en reproduisant les expériences des centaines de milliers de fois avec un mécanisme indépendant de la formule testée : compter les arrivées d’un processus aléatoire pour la loi de Poisson, attendre le premier succès pour la loi géométrique, tirer 200 000 échantillons pour l’écart type avec n−1n - 1. Toutes les fréquences observées restent dans les marges attendues du hasard.

Pour aller plus loin

Références : la galerie des lois de probabilité (nouvel onglet) du manuel de statistique du NIST, et les articles Loi géométrique (nouvel onglet), Loi exponentielle (nouvel onglet) et Loi de Poisson (nouvel onglet) de Wikipédia.

Questions fréquentes

Quelle est la formule de P(A ∪ B) ?

P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B)P(A \cup B) = P(A) + P(B) - P(A \cap B) : on retire l’intersection, comptée deux fois. Si AA et BB sont incompatibles, il reste P(A)+P(B)P(A) + P(B).

Comment calculer P(A sachant B) ?

On divise la probabilité de l’intersection par celle de BB : P(A∣B)=P(A∩B)P(B)P(A \mid B) = \frac{P(A \cap B)}{P(B)}, à condition que P(B)>0P(B) > 0. Si l’on connaît plutôt P(B∣A)P(B \mid A), on utilise la formule de Bayes.

Quelle est l’espérance et la variance d’une loi binomiale ?

Pour XX de loi B(n,p)\mathcal{B}(n, p), E(X)=npE(X) = np et V(X)=np(1−p)V(X) = np(1 - p), donc σ(X)=np(1−p)\sigma(X) = \sqrt{np(1 - p)}. Pour 100 lancers d’une pièce équilibrée, l’espérance vaut 50 et l’écart type 5.

Quelle est la différence entre écart type et variance ?

L’écart type est la racine carrée de la variance. La variance s’exprime dans le carré de l’unité des données, l’écart type dans la même unité, ce qui le rend plus facile à interpréter.

Pourquoi divise-t-on par n − 1 pour un échantillon ?

Parce que les écarts sont mesurés à la moyenne de l’échantillon, qui est le point le plus proche des données : la somme des carrés des écarts à x¯\bar{x} ne dépasse jamais celle des écarts à la vraie moyenne, et diviser par nn sous-estime la variance en moyenne. Diviser par n−1n - 1 corrige exactement ce biais pour la variance.

Comment calculer la médiane d’une série ?

On range les valeurs dans l’ordre croissant et on prend celle du milieu ; si le nombre de valeurs est pair, on fait la moyenne des deux valeurs centrales. Pour 8, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 16, la médiane vaut 12,5.

Œuvres citées dans ce guide

À lire aussi